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Tableau de suivi de candidatures : modèle gratuit (Excel, Google Sheets) et méthode

Publié le 16 juillet 2026 · Kayros

Un bon tableau de suivi de candidatures tient en 9 colonnes : entreprise, poste, lien de l'offre, source, date de candidature, statut, prochaine relance, contact, coordonnées du contact. Plus une zone de notes libres. Tu peux le construire toi-même en dix minutes, ou télécharger notre modèle prêt à l'emploi : un fichier Excel gratuit, sans inscription, sans email à laisser, qui s'importe aussi dans Google Sheets en deux clics. Il contient les 9 colonnes, une liste déroulante de 8 statuts, trois lignes d'exemple et un mode d'emploi.

Cet article te donne le modèle, puis la méthode : à quoi sert chaque colonne, quels statuts utiliser, comment tenir le tableau à jour chaque semaine sans que ça devienne une corvée, et à quel moment un tableur ne suffit plus.

Pourquoi tenir un tableau de suivi de candidatures ?

Parce que ta mémoire n'est pas faite pour ça, et que le marché ne te fera aucun cadeau sur ce terrain. Deux chiffres pour situer : LinkedIn traite environ 11 000 candidatures par minute, un volume en hausse de 45 % par an. Et entre 48 et 60 % des candidats ont été ghostés en 2025, laissés sans la moindre réponse.

Dans ce contexte, ce qui fait la différence n'est pas de postuler plus, c'est de ne rien laisser filer : savoir qui relancer et quand, quel CV est parti où, quelle source t'apporte vraiment des entretiens. Sans trace écrite, tout ça s'évapore en dix jours.

Un tableau de suivi te donne trois choses : une vue d'ensemble (combien de candidatures actives, où elles bloquent), une prochaine action toujours visible (la colonne relance), et des données sur toi-même (au bout d'un mois, tu vois quelle source et quel type de poste te répondent le mieux).

Quelles colonnes mettre dans son tableau de suivi ?

Les 9 colonnes qui comptent, et pas une de plus. Un tableau trop riche finit toujours abandonné.

ColonneÀ quoi elle sert
EntrepriseLe nom, toujours écrit pareil (gare aux doublons « BNP » / « BNP Paribas »)
PosteL'intitulé exact de l'offre, pour distinguer deux postes dans la même boîte
Lien de l'offreL'URL de l'annonce : les offres disparaissent, ton lien garde la trace
SourceFrance Travail, HelloWork, Welcome to the Jungle, LinkedIn, cooptation… Ta future mine d'or statistique
Date de candidatureLe point zéro qui rythme tes relances
StatutOù en est la candidature (liste fermée, voir plus bas)
Prochaine relanceLA colonne qui change tout : une date, posée au moment où tu postules
ContactLe prénom et nom du recruteur ou du manager, si tu l'as
Email/LinkedIn du contactPour relancer en dix secondes au lieu de rechercher vingt minutes

Et une dixième zone, libre : Notes. Le ton de l'échange, le salaire évoqué, le process annoncé. Tout ce qui te resservira en entretien.

Où télécharger le modèle gratuit (Excel et Google Sheets) ?

Ici, directement : télécharger le modèle de suivi de candidatures (.xlsx). Aucune inscription, aucun email demandé, aucun piège. Tu cliques, tu as le fichier.

Ce qu'il contient : une feuille « Candidatures » avec les 9 colonnes et la zone de notes, une liste déroulante sur la colonne Statut (impossible d'inventer un statut flou du type « on verra »), un volet figé pour garder l'en-tête visible en scrollant, trois lignes d'exemple réalistes à remplacer par les tiennes, et une feuille « Mode d'emploi » de huit lignes.

Pour l'utiliser dans Excel : ouvre le fichier, c'est tout. Pour Google Sheets : ouvre sheets.google.com, puis Fichier → Importer → Importer un fichier, et sélectionne le .xlsx. La liste déroulante des statuts et le volet figé sont conservés. Pour LibreOffice ou Numbers : le fichier s'ouvre aussi, seule la mise en forme peut légèrement bouger.

Quels statuts utiliser (et pourquoi une liste fermée) ?

Le modèle impose 8 statuts, pas un de plus :

  1. À postuler : offre repérée, candidature pas encore envoyée. Ta réserve.
  2. Candidature envoyée : c'est parti, en attente de première réponse.
  3. Relancé : tu as relancé, la balle est dans leur camp.
  4. Entretien prévu : une date est posée. Zone chaude.
  5. Entretien passé : en attente du verdict ou de l'étape suivante.
  6. Offre reçue : proposition sur la table.
  7. Refus : c'est non. On note, on apprend, on avance.
  8. Sans réponse : silence prolongé malgré relance. On clôture sans rancune.

Pourquoi une liste fermée ? Parce que les statuts inventés à la volée (« en cours », « à voir », « ??? ») sont exactement ce qui fait mourir les tableaux de suivi. Chaque candidature est dans un état précis, un seul, et tu sais toujours quelle est l'étape suivante. C'est la logique du pipeline, expliquée en détail dans notre guide organiser sa recherche d'emploi.

Comment tenir son tableau à jour chaque semaine ?

La méthode tient en un rituel de 20 minutes, une fois par semaine, toujours le même jour. Le lundi matin marche bien : tu attaques la semaine en sachant exactement quoi faire.

  1. Passe chaque ligne active en revue (5 min). Statut encore vrai ? Une réponse est arrivée dans ta boîte mail ? Mets à jour.
  2. Traite la colonne « Prochaine relance » (10 min). Toute date échue = tu relances aujourd'hui, ou tu passes la ligne en « Sans réponse ». Pas de troisième option. Pour le délai et les modèles de message, va voir notre guide quand relancer un recruteur : première relance vers J+7, seconde vers J+14.
  3. Nettoie (5 min). Les lignes en Refus ou Sans réponse depuis plus de deux semaines descendent en bas du tableau. Ton champ de vision ne doit contenir que le vivant.

Deux règles d'or pour que ça tienne dans la durée. Un : remplis la ligne au moment où tu postules, jamais « plus tard » (plus tard n'existe pas). Deux : pose la date de relance en même temps que la candidature, c'est le seul instant où tu y penseras.

Quelles sont les limites d'un tableur ?

On préfère être francs : ce modèle est un bon outil, pas une solution magique. Trois choses qu'un tableur ne fera jamais, par construction.

Il ne te dit pas où postuler. Toutes les lignes se ressemblent, alors que toutes les offres ne se valent pas. Un tableur n'a aucun moyen de te dire « cette offre te correspond à 87, celle-là à 42 ». Tu tries à l'instinct, et l'instinct fatigue.

Il ne te rappelle rien. La colonne « Prochaine relance » stocke une date, mais c'est toi qui dois ouvrir le fichier pour la voir. Une date qui ne sonne pas, c'est une relance qui saute, et les relances sont précisément ce qui transforme les silences en entretiens.

Il ne prépare aucun document. Le CV adapté, la lettre : tout reste à faire à côté, à la main, pour chaque offre. C'est le poste de dépense de temps le plus lourd d'une recherche.

Tant que tu as moins d'une quinzaine de candidatures actives, ces limites se contournent. Au-delà, elles coûtent des entretiens.

Et si le tableau se tenait tout seul ?

C'est exactement ce qu'on a construit avec Kayros : le même tableau, mais vivant. Les offres arrivent toutes seules (France Travail, Welcome to the Jungle, candidatures spontanées), chacune avec un fit score de 0 à 100 pour savoir où mettre ton énergie. Les relances te sont rappelées au bon moment au lieu de dormir dans une colonne. Et les CV et lettres s'adaptent à chaque offre à partir de ton vrai parcours, sans rien inventer. Gratuit au lancement, sans carte bleue.

Commence par le tableur si tu démarres : c'est un excellent premier système. Et le jour où tu passes plus de temps à le tenir qu'à candidater, tu sauras où aller.

Questions fréquentes

Le modèle est-il vraiment gratuit ?

Oui. Pas d'inscription, pas d'email à laisser, pas de version « premium » du fichier. Tu télécharges le .xlsx et il est à toi. Si tu veux nous remercier, partage-le à quelqu'un qui cherche.

Excel ou Google Sheets : lequel choisir ?

Google Sheets si tu veux y accéder depuis ton téléphone et ton ordinateur sans te poser de questions, Excel si tu préfères un fichier local. Le modèle fonctionne dans les deux : importe le .xlsx dans Google Sheets via Fichier → Importer, tout est conservé.

Combien de candidatures un tableur peut-il suivre ?

Techniquement, des centaines. En pratique, la limite est humaine : au-delà d'une quinzaine de candidatures actives, la mise à jour manuelle et les relances à surveiller commencent à te coûter des oublis. C'est le signal qu'un outil dédié, avec rappels et scoring, devient rentable.

Et si tu arrêtais de chercher dans le bruit ?

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